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Les Chinois pensent que l’univers qui nous entoure est un champ énergétique dont les différents stades de vibration se manifestent sous de multiples formes. Ils nomment cette énergie le Qi (ou Ki en Japonais). C’est le souffle vital, la force de vie qui anime toute chose vivante du monde humain, animal et végétal. Lorsque le Ki quitte définitivement le corps physique (au moment de la mort), celui-ci se décompose et meurt.
Tout le long de chaque méridien, se trouve un nombre variable de points où se concentre l’énergie. Ces points (les tsubos) particulièrement réceptifs à la pression sont utilisés par le praticien expérimenté à la fois comme outil de bilan énergétique (ou diagnostic au sens oriental du terme) et de traitement. Ils reflètent en effet l’état de santé du méridien et de l’organe ou du viscère concerné et permettent également de réguler la circulation énergétique.
Lorsque le Ki circule harmonieusement dans le corps, l’état de santé est satisfaisant. Au contraire, si le flot du Ki est interrompu, le corps ne peut plus fonctionner correctement et son état de santé va se détériorer progressivement si le courant énergétique n’est pas rétabli. Lorsque ces déséquilibres énergétiques perdurent dans le temps, l’état maladif fait son apparition et peut à la longue créer de véritables handicaps tant sur le plan physique que psychologique. La médecine traditionnelle chinoise diffère en effet de la médecine occidentale de part sa nature holistique. Les médecins chinois considèrent que le Ki nourrit le corps physique mais aussi l’esprit. Le corps et l’esprit forment un tout, un ensemble interconnecté et indivisible à l’exemple du couple yin yang. Les Chinois parlent de “corps-esprit-âme”. Nos émotions affectent le fonctionnement de nos organes et ceux-ci en retour affectent celui de notre esprit (psychosomatique et somatopsychique). Il en est de même chez les animaux (dont le cheval) qui possèdent un réseau de méridiens similaires à celui de l’homme.